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Composante essentielle de l’économie, l’industrie concerne un emploi sur six en France , soit près de 4 millions d'emplois.
L'industrie concerne de multiples profils, de l'ingénieur au technicien. De plus, la mobilité y est forte. Les emplois faiblement qualifiés subissent néanmoins une forte précarité.
Certains secteurs subissent la crise plus que d'autres tels la construction automobile, le textile, les biens d’équipement ou la chimie organique. De nombreux sites ferment ou délocalisent (Moulinex, Acetex Chimie, Altadis...).
D'autres secteurs de l'industrie se portent plutôt bien : la construction navale, aéronautique et ferroviaire, la chimie, la métallurgie, ou encore d’énergie demeurent des secteurs qui recrutent.
Les secteurs de l'hotellerie et de la restauration demeurent dynamiques en matière d'embauches.
L'hôtellerie haut de gamme recrute d'avantage que les autres. Les campings sauvent la mise et le secteur de la restauration se redessine : les chaînes commerciales explosent au détriment de la restauration indépendante. La restauration rapide a ouvert 34 000 restaurants en 2007, mais son chiffre d'affaire a diminué de 0.8%. Le chiffre d'affaire de la restauration traditionnelle indépendante a diminué de 7%.
La question du taux de TVA demeurt un enjeu majeur pour ce secteur.
La restauration collective (restaurants d’entreprise, cantines scolaires, repas des hôpitaux) se trouve dans une phase de stabilisation depuis 2005.
Le secteur du commerce et de la distribution demeurt l’un des plus performants.
Soumis à de profondes mutations, en progrès permanent et à la recherche d’innovations, l'industrie reste un secteur qui recrute et qui exprime un besoin de compétences nouvelles.
La sophistication croissante des techniques de gestion, commerciales, de logistique, et informatiques, ont conduit les entreprises du secteur à adapter leur organisation et leurs méthodes de travail, dans une logique de plus en plus marquée de développement durable.
Les entreprises recherchent des jeunes diplômés, compétents, volontaires, qu’elles sauront accompagnergrâce à des formations. L'alternance et l'apprentissage sont très fréquents dans ce secteur, à tous les niveaux.
Ce secteur résiste plutôt bien à a la crise et est aussi en pleine mutation. Le tourisme requiert ainsi de nouvelles compétences.
Les fonctions commerciales, marketing et web se multiplient, le tourisme durable devient un véritable enjeu et le commerce en ligne s'intensifie.
Les recruteurs, qui embauchaient autrefois des BTS se tournent désormais vers des bac +4/5.
Les cadres confirmés sont recherchés dans les fonctions supports (RH, contrôle, informatique...) mais peu par les tour operateurs.
Les grands groupes tels Club Med, Nouvelles Frontières dominent le secteur.
En France, le marché des assurances représente un chiffre d’affaire de 142 milliards d’euros, ce qui le place parmi les premiers marchés mondiaux. Il est le 4ème marché mondial en assurance vie (le 2ème européen) et le 5ème marché mondial en assurances de dommages (le 3ème européen).
Le secteur des assurances emploie plus de 200 000 salariés, répartis dans presque 500 sociétés établies en France. Ce chiffre ne tient pas compte des nombreuses personnes travaillant dans les assurances et qui ne sont pas salariées (certains courtiers, experts…). La concentration du marché français de l’assurance, depuis longtemps ouvert à la concurrence interne et externe, est comparable à la moyenne européenne. Ce marché est affecté par des distorsions de concurrence, qui frappent directement ou indirectement les assurés. Certains intervenants (la Poste, les Mutuelles du Code de la mutualité, les institutions de prévoyance) bénéficient encore de privilèges, fiscaux notamment.
En régression depuis des années, l'agriculture emploie tout de même 750 000 personnes, soit près du double de l'industrie agroalimentaire.
Alors que la France est le premier producteur européen de biens agricoles, elle ne compte désormais plus que 500 000 exploitations, soit deux fois moins qu'à la fin des années 90. Avec environ 700 000 actifs, l'emploi agricole total a encore diminué de 2,1 % en 2008, selon l'Insee. Le secteur recherche une main-d'œuvre de plus en plus qualifiée, polyvalente et formée aux questions environnementales.
Premier secteur industriel français et européen par son chiffre d'affaires, l'agroalimentaire regroupe quelque 10 000 entreprises et 400 000 salariés. Principaux bénéficiaires de ce dynamisme, les Bac +2, surtout dans le domaine du commerce marketing et de la fabrication. 16 000 offres d'emploi ont été enregistrées en 2008 par l'Apecita, Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens agricoles. En hausse depuis 2007, celles-ci devraient se maintenir en 2009, le secteur étant peu touché par la crise et manquant de technico-commerciaux. Les départs à la retraite devaient, en outre, libérer des postes de cadres intermédiaires ces prochaines années.
En revanche, pour des postes de Recherche & Développement (R&D), conseil et management, un niveau d'études Bac +5 est généralement nécessaire. L'offre est, en effet, inférieure à la demande car les PME, très présentes dans le secteur, investissent peu dans la R&D.
Premier employeur du privé avec 390 000 salariés, le secteur bancaire n'a pas échappé aux turbulences de la finance internationale.
Comprenant les banques de détail (agences), de financement et d'investissement (BFI), particulièrement touchée, ainsi que la gestion d'actifs et la banque privée, le secteur de la banque est frappé de plein fouet par la crise, après avoir procédé à 30 000 recrutements par an jusqu'en 2007. Ainsi, d'ici à 2012, le groupe Caisse d'épargne va fermer plus de 400 agences et supprimer 4 500 postes. De son côté, Natixis aura supprimé 850 emplois en France à l'horizon 2010. Quant à LCL, elle vise à économiser 150 millions par an d'ici là, en réduisant ses effectifs dans les fonctions administratives et de gestion. Confrontées aux nombreux départs en retraite, les banques continuent malgré tout à recruter, surtout des profils commerciaux, à niveau Bac +2 ou Bac +3. Par ailleurs, la proportion de cadres spécialisés à Bac +5 augmente du fait de la sophistication des produits et la diversification des activités.
Côté finance, les recrutements se sont ralentis. Les fonctions de traders, analystes quantitatifs, gérants de fonds spéculatifs et de LBO ont été fortement pénalisées au profit du contrôle des risques ou de la conformité.
Face à l'essor du web, le secteur de la communication, tout comme ceux de la publicité et du journalisme, est en pleine mutation.
Le secteur de la communication au sens large emploie environ 70 000 personnes. Outre les attachés de presse, chargés de communication et autres conseillers en relations publiques, de nouveaux profils apparaissent, comme les webmasters, de plus en plus nombreux. Pour intégrer ces métiers, un niveau Bac +3 est au minimum recommandé. En proie à des difficultés économiques persistantes, notamment dans la presse écrite, le secteur du journalisme connaît une précarisation croissante. Parmi les nombreux journalistes, à peine plus de 37 000 sont ainsi détenteurs de la carte de presse. Seuls gratuits et magazines people et féminins évitent à la presse écrite, en régression depuis des années, de sombrer.
De même, la presse spécialisée technique et professionnelle est un vivier d'emplois. Avec le développement d'Internet qui offre des débouchés croissants, la part d'audience des principales chaînes, TF1 en tête, a également reculé. Après la période de vaches maigres des années 2000, le secteur de la publicité tend à se stabiliser.
Depuis les années 1990, le turnover diminue, les agences et régies recrutant en fonction de besoins précis, mais des opportunités sont toujours à saisir. A condition d'avoir une formation solide (Bac +5 de préférence) et d'apprécier les défis commerciaux, les jeunes diplômés peuvent tirer leur épingle du jeu. Le secteur de la publicité en ligne offre également de nouvelles opportunités.
Le secteur du conseil-consulting est en plein essor, avec l'émergence d'un grand nombre de métiers qui recouvrent tous types d'activité.
Le consulting s'est développé dans de multiples professions. Le consultant fournit à son client des recommandations dans des domaines aussi variés que la communication, l'informatique, les ressources humaines, la gestion financière, le management, l'informatique ou même la productique.
Il s'agit d'un secteur très ouvert ne requérant généralement pas de diplômes particuliers, mais demandant une expertise basée sur l'expérience. Cela a attiré de nombreux candidats qui ont rapidement saturé le marché. La situation est cependant en voie de se normaliser aujourd'hui, le secteur tendant à se professionnaliser.
Même si ses contours restent difficiles à définir, celui-ci continue toutefois de progresser. A titre d'exemple, le secteur du conseil en management a connu une hausse de 13,7 % en 2007, avec un chiffre d'affaires total de 5,6 milliards d'euros, selon le Syntec.
Avec 1 820 000 salariés, ce secteur moteur de l'économie française connaît un ralentissement, même si certains profils qualifiés restent très recherchés.
Après huit années exceptionnelles où le bâtiment aura créé plus de 150 000 emplois salariés, la croissance du BTP marque le pas. L'emploi salarié du secteur de la construction s'est maintenu en 2008, alors que les effectifs ouvriers des travaux publics ont enregistré un léger repli. La demande reste, toutefois, importante pour l'encadrement. Les créations d'emplois attendues sont plus fortes dans le second œuvre, surtout dans l'électricité et le génie climatique, ainsi que dans la couverture et la plomberie. Du fait des départs en retraite et du turn-over, tous les secteurs du BTP connaîtront pourtant des embauches. Les travaux publics comptent ainsi recruter 150 000 personnes en 5 ans, de l'ouvrier à l'ingénieur.
L'immobilier, jusqu'alors très dynamique, avec 320 000 personnes dont 65 000 exercent en agence, est en berne avec un nombre de transactions et des prix qui se tassent. Les prévisions de recrutement sont donc à la baisse. Du fait de sa professionnalisation, le secteur offre toutefois des opportunités aux jeunes diplômés Bac +5.>
L'énergie et l'environnement font partie des rares secteurs qui échappent à la crise et qui continuent de recruter massivement.
Le secteur de l'énergie offre toujours de belles opportunités, y compris aux jeunes diplômés, notamment aux ingénieurs et techniciens. Le redéploiement du nucléaire y est pour beaucoup, ainsi que les énergies propres telles que l'éolien, le solaire et la géothermie qui ont trouvé un nouveau souffle grâce au Grenelle de l'environnement et au contexte international de lutte contre l'effet de serre. A noter : ce secteur, dont les métiers demandent une haute technicité, fait figure de modèle en terme de formation continue des salariés, avec 3, 5 % de la masse salariale qui y sont dédiés.
Enfin, grâce à des grilles salariales négociées avec les syndicats, un jeune cadre peut percevoir un salaire de près de 40 000 euros dès sa première année d'exercice. Quant au secteur de l'environnement, il trouve son essor dans la lutte contre les différents types de pollutions et constitue une importante manne de recrutement, que ce soit dans le traitement des déchets, de l'eau ou des sols. En plein développement également, l'éco-conception, consistant à réduire l'impact environnemental dès la production du produit et non plus à la fin de son cycle de vie. Autre domaine en plein boom : le diagnostic de performance énergétique.
Bénéficiant de la conjoncture propice aux reconversions professionnelles, les secteurs de l'enseignement et de la formation s'en sortent bien.
Le secteur de l’éducation et de la formation regroupe essentiellement des enseignants, mais aussi des personnels de direction, d’administration et d’inspection. A eux seuls, les personnels des écoles, collèges et lycées (y compris Cned) représentent 1 068 407 personnes.
Statuts et salaires sont très variables d’un métier à l’autre. La profession d'enseignant requiert un Bac +3 minimum. L’accès au métier de formateur est, lui, beaucoup plus ouvert, avec une large part accordée à l’expérience, mais les contrats à durée déterminées et à temps partiels sont fréquents dans la profession. Par ailleurs, le salaire médian d’un professeur est de 2 300 euros brut par mois, alors que celui d’un formateur n'est que de 1 2 100 euros brut mensuel.
Très mouvant, le secteur de la formation professionnelle est difficile à appréhender, avec ses nombreux acteurs : organismes publics, parapublics, structures privées, Etat, régions... Il est surtout composé de petits organismes, mais avec quelques gros acteurs concentrant le tiers du marché. Parmi eux : l’Afpa, association sous tutelle du Ministère du travail, premier organisme de formation professionnelle spécialisé dans les stages pour demandeurs d’emploi, le groupement d’établissements de l’éducation nationale (Greta) et le Cnam, centré sur la formation tout au long de la vie, la recherche technologique et l’innovation et la diffusion de la culture scientifique et technique.
Les Chambres de commerce et d’industrie sont aussi un acteur majeur de la formation continue, de même que les universités.
Dans le secteur public, l’heure est aux économies. Seuls 40 % des effectifs de professeurs des écoles partant à la retraite seront renouvelés, portant le nombre de postes proposés au concours en 2008 à 11 330, à quoi s'ajoutent 1 372 postes dans le privé. Et seuls 1245 postes de professeurs agrégés ont été ouverts au concours (contre 1443 en 2007).
Accompagnant les mutations technologiques de l’entreprise, la formation professionnelle est, elle, en pleine expansion, mais ce secteur reste peu ouvert, les informations sur les offres de postes circulant souvent de bouche à oreille. Il offre tout de même des opportunités aux jeunes diplômés.
Alors que l'informatique continue sa croissance et tire le secteur, les télécoms connaissent un ralentissement qui réduit les offres d'emploi en conséquence.
Malgré un contexte économique mondial tendu et la montée de la concurrence à l'étranger, notamment en Inde, le secteur de l'informatique voit sa croissance confortée. Parmi les secteurs d'activité qui recrutent, on trouve les sociétés de service et d'ingénierie informatique (SSII). Les systèmes d'information font plus que jamais partie de la stratégie de développement des entreprises, qu'il s'agisse des questions de sécurité, de CRM (Customer Relationship Management) ou bien encore de SCM (Supply Chain Management).
La maintenance, l'assistance téléphonique, l'infogérance et le conseil sont également des activités très porteuses et de nombreux postes sont à pourvoir pour les techniciens à Bac +2.
Au niveau des télécoms, la situation est plus fluctuante : boom de la téléphonie mobile, concurrence exacerbée par la mise en place de l'UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) et du très haut débit avec la fibre optique... Autant d'investissements très conséquents qui favorisent la concentration des opérateurs, comme Neuf et SFR, et pourraient bien éliminer les opérateurs les plus fragiles au cours des prochaines années.
En revanche, les opportunités pour les jeunes diplômés restent très importantes en R&D et profitent aux Bac +5 aux dépens des Bac +2.
Tant le secteur du sport que ceux des loisirs et de la culture connaissent un ralentissement des embauches, notamment lié aux coupes budgétaires.
Sur plus de 300 000 emplois dans le sport, un tiers dépend directement de la fonction publique. Dans le secteur associatif et dans le privé, les emplois sont souvent précaires, tout comme dans le secteur des loisirs, avec des CDD, des temps partiels et des postes saisonniers… L’État a réduit de façon drastique le nombre de postes au CAPEPS (certificat d’aptitude au professorat de l’éducation physique et sportive), mais les collectivités locales ont besoin de professionnels pour encadrer les sportifs amateurs. Les enseignants sont les plus convoités, qu’ils soient moniteurs, animateurs-éducateurs ou professeur d’EPS. Sont aussi recherchés des conseillers techniques ou territoriaux, des cadres (directeur d’équipement sportif ou de service des sports, manager d’association sportive…), ainsi que des spécialistes de la vente et de la promotion du sport qui peuvent exercer chez des équipementiers sportifs comme Adidas ou Nike, ou des distributeurs comme Décathlon ou Go Sport.
Sur les 50 000 professionnels de la culture et du patrimoine, 33 000 sont employés dans des musées, des monuments historiques ou dans les 600 entreprises qualifiées dans la restauration du patrimoine ancien : directeurs de musée, conservateurs, restaurateurs… En hausse de 2001 à 2007, leur nombre connaît une régression depuis 2008, à cause des restrictions budgétaires, ceux-ci étant pour la plupart fonctionnaires. Si le métier d'archéologue est très difficilement accessible, avec seulement 3 500 professionnels, une spécialisation dans la médiation culturelle, permettant d'exercer comme attaché de presse, animateur du patrimoine ou guide-conférencier, offre plus de débouchés. Le niveau de qualification reste très élevé, un tiers des professionnels du secteur étant des diplômés de niveau Bac +5. Parmi les formations, l’École du Louvre est une bonne porte d'entrée pour intégrer l’INP (Institut national du patrimoine), théoriquement accessible au niveau de la licence. Côté université, il s'agit de formations type Master de recherche en histoire de l’art, licence professionnelle, IUP (institut universitaire professionnalisé) ou Master professionnel en management culturel. Un double cursus, en histoire de l’art et à l’École du Louvre, est très apprécié.
Face aux demandes criantes de la population dans ces domaines, ces deux secteurs sont amenés à recruter ces prochaines années.
Ce secteur regroupe, d'une part, l’activité relative à la santé. Cela concerne les soins dispensés en établissements ou à domicile. D'autre part, elle comprend l’action sociale qui regroupe l’accueil et l’accompagnement de personnes en difficultés - qu'elles soient handicapées, âgées, en voie d’insertion socioprofessionnelle ou autre - la gestion et l’animation des hébergements sociaux, les crèches et garderies d’enfants et l’aide à domicile.
Les personnes travaillant dans ce secteur sont majoritairement des femmes diplômées de niveau Bac +2. Le secteur public y occupant une bonne place, il s'agit d'emplois assez stables, avec des salaires globalement un peu plus élevés que dans les autres secteurs. Les métiers liés à la santé, tels infirmiers, médecins ou sages-femmes, dont l'accès est réglementé, demandent des qualifications élevées, alors que ceux de l’action sociale, comme assistantes sociales, éducateurs spécialisés ou aides à domicile, sont plus ouverts.
Le nombre de postes à pourvoir dans ces deux secteurs devrait encore croître jusqu'en 2010, du fait de besoins croissants dans le domaine des soins et de l'accompagnement social. En effet, le vieillissement de la population implique des recrutements d’infirmières et d’aides-soignantes dans les structures d’hébergement ou pour les services de soins à domicile, mais aussi des aides à domicile pour les personnes dépendantes. De leur côté, les métiers de l'action sociale devront renforcer le lien social, mis à mal ces derniers temps, et accompagner les publics les plus touchés par la crise afin de leur éviter l'exclusion.
Ces secteurs, qui comptent 5,95 millions de salariés, vont beaucoup recruter d'ici 2010 pour remplacer partiellement les départs à la retraite.
Il comprend les administrations publiques de l’État et des collectivités locales, telles la justice, la police, l'armée, la diplomatie ou l'éducation nationale, et les entreprises publiques. Elles représentent les sociétés dont le capital social est détenu au moins à 51 % par l’État ou par des administrations. La fonction publique compte près de 6 millions d’agents, soit un actif sur quatre, répartis entre fonction publique d’Etat, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière.
Malgré les réductions d'effectifs envisagées par le gouvernement, toutes vont connaître ces prochaines années un fort renouvellement lié aux départs massifs à la retraite : au nombre de 62 000 en 2010 dans la fonction publique d’État, de 33 000 dans la fonction publique territoriale, et de 28 000 dans la fonction publique hospitalière. Au total, près de 40 % des agents publics auront ainsi quitté l'administration d’ici 2010, les catégories A et B, les plus qualifiées, étant les plus concernées.
Les recrutements concerneront surtout les postes de direction ou d'encadrement supérieur, l'aménagement et le cadre de vie, le patrimoine bâti et la construction, les finances et le budget, ainsi que l'urbanisme et l'architecture.
Malgré le ralentissement économique, certaines entreprises de services continuent de recruter des jeunes diplômés.
Ce secteur, qui représente 20 % de l’économie nationale en terme d'effectifs salariés, compte quatre grands domaines d’activité : le conseil et l’expertise, les services opérationnels, les prestataires de TIC, le transport et la logistique. Les services aux entreprises et aux collectivités se caractérisent par des activités très diverses, telles que l'intérim, la sécurité ou la restauration collective, dont la situation diffère en terme de recrutement.
Les sociétés d'intérim, qui ont été touchées par la crise de plein fouet font désormais preuve d'attentisme, voire se restructurent. Face à la baisse des missions, Adia, du groupe Adecco, va ainsi supprimer une centaine d’agences et 350 postes sur 1 500. A l'inverse, la restauration collective continue de se développer. De même, les sociétés de centres d’appels recrutent massivement, comme Laser Contact qui va agrandir ses centres de Tauxigny (Indre-et-Loire) et de Bordeaux (Gironde) et créer 200 postes, ou The Marketingroup qui va ouvrir un nouveau centre à Dreux (Eure-et-Loir), source de 350 à 400 emplois d’ici 2011. La Poste prévoit, de son côté, de recruter près de 500 diplômés de niveau Bac +4 ou Bac +5, aux profils très divers : des diplômés en informatique, en logistique, en qualité, gestion, finance... Surtout, les entreprises de sécurité vont embaucher environ 60 000 personnes d'ici à 2015, dans la protection physique des biens et des personnes, mais aussi dans le conseil en sécurité, les transports de fonds, l'installation de systèmes, la formation des personnels... Les jeunes diplômés peuvent notamment décrocher un poste de manager dans des groupes comme Securitas, G4S ou Brinks.
Ce secteur, qui emploie plus d'un million de personnes en France, ne cesse de croître avec les échanges internationaux.
&80 % des marchandises en France sont acheminées par transport routier, 12 % par rail et 5 % par voie fluviale. Une dizaine de poids lourds du secteur, tels la SNCF, Bolloré ou Véolia, emploie chacun plusieurs dizaines de milliers de salariés. En 2008, le transport routier a pâti du ralentissement de l'économie, alors que l’activité fret de la SNCF s’est stabilisée, suite à l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence. Seul le trafic maritime, dominé par des groupes comme CMA-CGM, connaît une forte croissance. A en croire les experts, c’est le transport combiné - rail, route et mer - qui devrait connaître un fort développement à l'avenir.
Le transport et la logistique sont porteurs d’emplois, notamment du fait de leur modernisation et de leur professionnalisation. Les profils les plus recherchés sont les conducteurs routiers, les caristes, magasiniers et préparateurs de commandes. Si de nombreux métiers sont ainsi accessibles avec un CAP, un BEP ou un Bac professionnel, les besoins en recrutement concernent aussi les cadres opérationnels, à Bac +2 ou Bac +4 : chargés d’études, logisticiens spécialisés dans les systèmes d’information et de communication, le développement durable... Outre le BTS transport et le DUT gestion logistique et transport, il existe de nombreuses formations spécialisées dans ces domaines proposées par des écoles, des universités (comme les Masters professionnel, accessibles à Bac +2 ou à Bac +3), mais aussi des écoles de commerce ou d’ingénieurs, avec des spécialisations ou Masters en logistique. De son côté, la SNCF recrute plusieurs milliers de personnes par an pour la conduite, la circulation des trains, la maintenance et les infrastructures ferroviaires, le commercial et la sécurité. Le secteur a recruté environ 4 000 cadres en 2008.
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